agonia
espanol

v3
 

Agonia.Net | Reglas | Mission Contacto | Regístrate
poezii poezii poezii poezii poezii
poezii
armana Poezii, Poezie deutsch Poezii, Poezie english Poezii, Poezie espanol Poezii, Poezie francais Poezii, Poezie italiano Poezii, Poezie japanese Poezii, Poezie portugues Poezii, Poezie romana Poezii, Poezie russkaia Poezii, Poezie

Artículo Comunidades Concurso Ensayo Multimedia Personales Poemas Presa Prosa _QUOTE Guión Especial

Poezii Romnesti - Romanian Poetry

poezii


 

Textos del mismo autor


Traducciones de este texto
0

 Los comentarios de los miembros


print e-mail
Visualizaciones: 5370 .



Vision
poemas [ ]

- - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - -
por [Kahlil_Gibran ]

2009-01-27  | [Este texto, tienes que leerlo en francais]    |  Inscrito en la biblioteca por Guy Rancourt



Lorsque la nuit fut noire,
Que le sommeil eût raison de ce qui est,
Je quittai mon lit
Et me dirigeai vers la mer,
Car elle ne dort jamais,
Elle console les esprits qui veillent.
J’atteignis la plage tandis que la brume descendait de la montagne et voilait la plaine.
Au bout d’un moment, je remarquai trois fantômes assis sur un rocher.
Attiré par une force mystérieuse, je me dirigeai vers eux.
À quelques pas, je m’arrêtai, l’âme et l’esprit en émoi.
Un fantôme se leva, et, d’une voix profonde, déclara :
- La vie sans amour est un arbre sans fleurs,
L’amour sans beauté est une fleur sans parfum,
La vie, l’amour et la beauté sont une trinité divine, formant une unité indivisible et constante.

Il se rassit, et le deuxième fantôme prit la parole d’une voix limpide :
- La vie sans révolte est comme les saisons sans printemps,
La révolte sans justice est comme le printemps sans fleur,
La vie, la révolte et la justice sont une trinité divine, formant une unité indivisible et constante.

Il reprit sa place, puis le troisième fantôme déclama d’une voix tonnante :
- La vie sans liberté est un corps sans âme,
La liberté sans esprit est une âme embrouillée,
La vie, la liberté et l’esprit sont une trinité divine, formant une unité indivisible et constante.

Le silence se fit, suivi d’un frottement d’ailes,
Et puis plus rien.
Même sur le rocher, il n’y avait plus personne.

(Khalil Gibran, Orages, 1920)


.  |










 
poezii poezii poezii poezii poezii poezii
poezii
poezii La casa de la literatura poezii
poezii
poezii  Busca  Agonia.Net  

La reproducción de cualquier texto que pertenece al portal sin nuestro permiso està estrictamente prohibida.
Copyright 1999-2003. Agonia.Net

E-mail | Política de publicación et confidencialidad

Top Site-uri Cultura - Join the Cultural Topsites!